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Archéologie
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Période romaine
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Arts décoratifs

Beaux-arts
  Trépied et candélabre









Dernier tiers du 2e siècle
Tombe II de Bois-et-Borsu
Bronze
I/7/33 et I/7/32 – Musées d'Archéologie et d'Arts Décoratifs


En 1902, des ouvriers qui creusaient les fondations de la maison Wéry-Ramet, à Bois-et-Borsu (Clavier, province de Liège) découvraient une monnaie de l’empereur Trajan, une lampe en fer ainsi qu’un trépied et un candélabre en bronze. Des prospections entreprises sous la maison, en 1907, dévoilèrent le reste du mobilier funéraire d’une tombe richement équipée (bassin et service à ablutions en bronze, strigiles et bouilloire en fer, céramiques diverses, flacon en verre, urne cinéraire en plomb, bijou en or), désignée sous l’appellation de « Tombe n° 2 » et datée du dernier tiers du IIe siècle après J.-C.
Le candélabre se compose d’un fût cylindrique cannelé qui se fixait à l’origine sur un trépied qui n’est hélas pas conservé. La tombe n° 3 de Bois-et-Borsu, découverte vers 1907/1908, a livré un exemplaire plus complet, pourvu d’un trépied en forme de jambes repliées. Le mobilier funéraire de cette sépulture, conservé aux Musées royaux d’Art et d’Histoire de Bruxelles est assez semblable à celui de la tombe n° 2.
L’extrémité supérieure du fût est ornée d’une série de moulures surmontées d’un calice évasé décoré de motifs végétaux. Ce-dernier était couronné d’un plateau porte-lampe présentant une frise d’oves en bordure et orné en son centre d’une rosace en relief. Des modèles de candélabres similaires, vraisemblablement produits en Campanie, ont été découverts à Herculanum et à Pompéi.
Le trépied en fonte pleine se compose de trois tiges de section carrée dont la base en forme de patte de félin à quatre doigts repose sur un socle tronconique. Le sommet de ces tiges se termine par un socle mouluré couronné d’un buste d’enfant émergeant de feuilles d’acanthe. Le visage est marqué par des oreilles proéminentes et une chevelure aux mèches épaisses laissant le front en grande partie dégagé. La bouche est fermée ; les yeux sont suggérés par deux petites cavités circulaires. Les tenons rectangulaires fixés à l’arrière des bustes soutenaient un bassin de bronze ou un plateau de table en bois, comme pour le trépied de la tombe princière de Gommern (Saxe-Anhalt, Allemagne) exposé au musée de Halle et daté du 2e tiers du IIIe siècle après J.-C.

– Jean-Luc Schütz
















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