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Accueil > Collections > Archéologie > Période romaine

Archéologie
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Période romaine
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Arts décoratifs

Beaux-arts
  Masque de Bonsin



Epoque gallo-romaine (Ier–IIIe siècle)
Chardeneux-Bonsin (province de Namur)
Terre cuite
H. : 22 cm – l. 18.5 cm
GC.ARC.01c.0000.50474 - I/10/56


Les fouilles menées en 1910 dans les substructions d’une villa gallo-romaine située à Chardeneux-Bonsin ont mis au jour ce fragment de masque qui figurerait un faune, comme tend à l’accréditer la seule petite corne conservée, implantée dans la chevelure.
Le masque, de grandeur nature, a été estampé à partir d'une matrice en plâtre. Les trous de fixation situés au sommet du crâne et à proximité des oreilles ont été percés avant cuisson, de même que les yeux, la bouche et les narines. Des traces de polychromie sont encore visibles à la commissure de l’œil gauche, sur le sourcil gauche et au niveau de la chevelure. La couleur rouge a vraisemblablement été appliquée avant l’enfournement du masque.
Les deux principaux centres de production de masques du nord-ouest de l’Empire se situaient à Cologne et à Trèves, en Allemagne. L’argile blanche qui a servi à la fabrication du masque de Bonsin était un matériau employé exclusivement par les officines de potiers colonaises (localisées autour de la place Rudolf), en activité entre le dernier tiers du Ier siècle et le début du IIIe siècle après J.-C. La production de masques ne représentait qu’une partie des activités de ces ateliers spécialisés dans la fabrication de céramiques variées.
Par le passé, ces masques ont souvent été considérés comme des accessoires de théâtre fixés au visage des acteurs au moyen de rubans ou de cordes. L'hypothèse la plus probable en fait des éléments décoratifs qui ornaient les colonnades et les parois des villas romaines. Des fragments de peintures murales, mis au jour à Vichten et conservés au Musée national d’Histoire et d’Art de Luxembourg, représentent des masques suspendus par des rubans.
En 2001, le récolement du matériel archéologique découvert en 1910 à Bonsin, a permis la découverte d’un fragment d’un second masque en terre blanche appartenant à la catégorie des grotesques.

– Jean-Luc Schütz
















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